L’exposition rassemble installations vidéo, œuvres plastiques et éléments textiles dans une approche immersive. Les œuvres esquissent des paysages fragmentés où se croisent mémoire intime et histoire collective, interrogeant les notions d’identité, de déplacement et de transmission. À travers des formes hybrides et fragiles, les artistes donnent corps à des expériences de déracinement, transformant les œuvres en espaces de mémoire et de reconstruction.
Shakèd Adiv développe une pratique mêlant collage, photographie et installation autour des récits migratoires. Alice Dang interroge filiation et appartenance à travers des matériaux textiles et architecturaux. Amnon Adiv Edelman conçoit des dispositifs immersifs associant son et image, tandis que Roy G. Edelman met en œuvre des assemblages d’objets trouvés et des récits d’espaces réels ou fictifs, en dialogue avec les autres œuvres.
L’exil n’est pas seulement un mouvement géographique : il est aussi une expérience de soi, un glissement intérieur, révélant à la fois une vulnérabilité essentielle et une force de recomposition. L’exposition fait également émerger une réflexion sur les conditions d’une hospitalité possible, toujours à réinventer.





