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FAUST

Aurola Gyorfy avec Oryx, Ohii Katya et SHDRX

Opéra expérimental
Le dimanche 24 mai de 18 h à 22 h

Le Studio Albatros est ravi de présenter FAUST mis en scène par Aruola Györfy, une pièce expérimentale qui réinterprète le mythe faustien comme une réflexion épistémologique sur l’insatisfaction et le désir dans le contexte du technocapitalisme et de la collecte de données.

Dans les discours des Lumières, Faust rejette les systèmes de connaissance hérités, se tournant plutôt vers l’expérience. Pourtant, ce changement — bien qu’émancipateur — donne lieu à un paradoxe : l’expansion de la connaissance entraîne l’aliénation plutôt que l’épanouissement. Cette exigence persiste dans les configurations contemporaines de la culture numérique, où les systèmes informatiques promettent un accès en temps réel à l’information. Cependant, comme dans la structure faustienne, une telle immédiateté a un coût : une vérité qui dépend d’infrastructures opaques de médiation techno-féodale.
Les performances abordent cette contradiction, présentant le corps à la fois comme un instrument et une limite de la connaissance. Le contrat faustien est interprété à travers le prisme d’un système dans lequel l’accès aux infrastructures numériques est accordé en échange de l’extraction de nos données comportementales.

LES ARTISTES

PRÉSENTATION

Oryx est un.e danseur.euse, chorégraphe, acteur.ice et animateur.ice explorant les milieux de la danse, du butō et de l’acting. Son.a pratique mélange une activité athlétique et l’exploration émotionnelle de la scène. Dévoué.e à incarner et articuler diverses expressions corporelles, personnages et circonstances avec précision et profondeur, iel a développé un langage chorégraphique expérimental mais physiquement exigeant et chargé émotionnellement. Ancrée dans cet intérêt pour les personnages, la composition et le symbolisme, son.a œuvre est axée sur la narration incarnée — la création d’une poésie visuelle à travers une spéculation incarnée et la construction de mondes fictifs. Influencé.e par le théâtre immersif et les arts de la scène, Oryx aborde la scène comme un dispositif géniteur de conditions, permettant aux événements de se déployer en temps réel et mettant le corps à l’épreuve à travers la durée, l’endurance et la présence.
Ohii Katya est une artiste multidisciplinaire basée à Berlin dont la pratique englobe les installations immersives, la sculpture et la performance. Ses œuvres parcourent ces disciplines au sein de récits oniriques et fabuleux, généralement centrés sur des processus de métamorphose intenses, voire violentes. À travers la fiction spéculative, la mise en scène en direct et le mélange de matériaux organiques et industriels, elle explore ce que signifie exister dans un monde en constante mutation où rien ni personne ne peut jamais rester identique. Les œuvres d’Ohii Katya ont été exposées à l’international à Tokyo, Londres, Berlin, Amsterdam, Paris, Milan, Ankara, Rome, Turin et Côme. En 2024, Ohii Katya a obtenu une bourse dans le cadre du programme CASTRO Projects Studio Program Turn #7 et sa sculpture Buffet of the Odd a été sélectionnée parmi les finalistes du Contemporanea Art Prize 24. Parmi ses collaborations récentes, citons : EREMO au Spazio Neue, à Milan, une exposition en duo au CANK Berlin avec Finn Koehntop, l’exposition collective Transgenesis à la Direktorenhaus de Berlin, l’événement L’age d’or à la Losdok Gallery à Amsterdam, l’exposition collective The Artificial Sun au Candid Arts Trust à Londres organisée par Under the Roof, XO.1 organisée par mcg21xoxo à la WHITEHOUSE Gallery à Tokyo, une projection vidéo en collaboration avec le magazine Bad to the Bone à Paris, la vente aux enchères caritative Asta à la Galleria del Cembalo à Rome, organisée par CASTRO Projects, exposition collective Energie Contemporanee organisée par Spazio Taverna dans le bâtiment historique du Gazometro pendant le festival Videocitta, présentation solo Òneiro pendant le festival Romadiffusa à Rome, et REA Art Fair à Milan.
SHDRX, po me merr mendja, me vullon gjaku, mbahufort, qa se t’ben mire. Shkatrro ca nuk tlejon me jetu.
Je suis artiste, danseur.euse, performeur.euse, organisateur.rice communautaire, enseignant.e, travailleur.euse du sexe, animateur.ice, membre de la diaspora albanaise, une créature très très vieille – je vous dirai pas mon âge–, et ma principale occupation consiste à rassembler les savoirs ancestraux et le réseau qui portait la sagesse collective. J’utilise la performance comme un laboratoire et un entraînement pour le nouveau monde qui fut autrefois, qui a failli disparaître et qui vit avec persistance et résilience autour de nous et avec nous. L’intuition et l’organisation d’un corps, d’un corps politique, dans l’interdépendance des fondements collectifs des systèmes de soutien, sont au cœur de ce travail. Je me produis pour ouvrir les portes des royaumes passés et futurs dans l’enchevêtrement présent. J’aime partager ce que j’ai appris des personnes qui m’ont profondément façonnée. Je suis passionné.e par la création d’espaces pour des danses violentes et des corps en dissolution.
Aurola Györfy est un.e artiste performeur.euse et des arts visuels dont la pratique explore les frontières mouvantes entre l’art corporel, les stratégies participatives et le documentarisme. Travaillant à la croisée de l’action en direct, de l’image animée et de la rencontre sociale, Györfy aborde le corps à la fois comme un médium et comme un lieu de négociation – une surface instable sur laquelle convergent des inscriptions culturelles, technologiques et politiques. Au cœur de la réflexion de Györfy se trouve la mobilisation d’une intimité radicale dans les espaces publics et institutionnels à travers des actions participatives, des questionnaires sur les réseaux sociaux et des rencontres médiatisées par le numérique. L’artiste explore la manière dont la subjectivité s’exprime dans des conditions d’exposition constante. Les rôles sociaux sont répétés, exagérés et déconstruits ; le comportement social est examiné comme une chorégraphie. Au sein de ce champ élargi, la performance devient à la fois un outil critique et une proposition vulnérable. En 2022, iel a obtenu son diplôme à l’université ELTE de Budapest, où iel a étudié les arts libéraux et la théorie du cinéma. Pendant ses études, iel a exposé à la galerie Trafó et remporté un prix cinématographique au Media Wave Film Festival en 2022. Après son diplôme, iel a étudié le cinéma et les nouveaux médias à l’UDK de Berlin. Ses œuvres ont été exposées à la galerie Culterim (2024) et au Kudamm69 (2025) à Berlin. Iel s’est produit.e au Générateur, à Paris (2026), au Theaterforum Kreuzberg, à Berlin (2026), au Studio DB, à Berlin (2025), à l’Observatorio del Place, à Barcelone (2025) et à la Galerie Senat, à Bucarest (2025). En 2024, iel a obtenu une résidence d’artiste à Culterim Biesenthal. Depuis 2025, iel donne des cours à la Cité des Arts de Paris.

STUDIO ALBATROS

52, rue du Sergent Bobillot
 93100 Montreuil

Métro 9 : Croix de Chavaux

Horaires d’ouverture :
Lun. – Ven. : de 15 h à 19 h
Sam. – Dim. : de 14 h à 18 h