La couleur joue un rôle fondamental, non décoratif, mais structurel. Le rouge profond évoque la dévotion, la mémoire du sang et le sacrifice. Le noir ouvre un vide, celui de ce qui ne peut être récupéré. Le gris suspend les émotions dans une forme d’anesthésie, tandis que les tonalités ambrées et incandescentes apparaissent aux seuils des transformations irréversibles. Le feu n’est jamais destructeur : il agit comme un agent de transfiguration.
À travers cette série, l’artiste pose des questions essentielles : que reste-t-il lorsque la foi ne protège plus ? Quel est le coût intime de la conviction une fois le courage consommé ? Qu’est-ce qui brûle, et qu’est-ce qui survit à l’épreuve du feu ?
Le spectateur n’est pas témoin d’un récit, mais d’un résidu intérieur. Face à ces œuvres, chacun est invité à reconnaître ses propres « après », ces effondrements silencieux qui suivent les choix décisifs, ceux dont on ne revient pas.


