Nos vies présentes, suspendues au-dessus d’un sol qui se dérobe, nous poussent à rechercher un nouveau langage, mieux adapté à un présent apocalyptique. Quant au passé, il ne renvoie que des images étrangement similaires, des scenarii d’évolution semblables à l’actualité. Des sujets jadis légers se transforment subitement en prémonitions d’une polysémie macabre.
La nécessité de redonner du sens au présent pousse les artistes à explorer de nouveaux territoires, loin des sentiers battus de leurs pratiques habituelles. Les codes de l’art contemporain se vident de leur sens. La première question qui surgit face à cette réalité est « À quoi bon ? », qui, faute de réponse, se mue en « Comment vivre avec ? ».
C’est en grande partie pour cela que cette exposition n’est pas construite autour d’un concept formel, d’un fil rouge qui lui donnerait une structure. Ce que vous voyez n’est qu’une réaction viscérale et personnelle de deux artistes face à une guerre épouvantable.



