À l’origine de cette vocation, la découverte en 2020 de la statue monumentale Miss Black Power de Niki de Saint Phalle au Musée en plein air de Hakone, Japon. La stature de l’œuvre, fièrement ancrée dans l’herbe, dégage une force et une liberté que Mizuki cherche à diffuser dans son travail. Pour transmettre cette expérience en peinture, elle mêle aux corps les apparats des jardins traditionnels japonais qui soulignent l’affinité innée entre corps et végétation.
Influencée également par le kachō-ga, style d’estampes japonaises du XVIIIe siècle représentant plantes et oiseaux, c’est par la réflexion sur la composition que commence tout croquis. Dans ce travail préparatoire, le ma, autrement dit l’attention apportée au vide ou à l’espace dans l’art japonais, est au centre de la construction de l’œuvre. Ainsi, dans son travail, Mizuki place les plantes au premier plan et structure grâce à elles l’espace tout en parant les corps féminins de motifs végétaux des quatre saisons, thème récurrent dans le kachō-ga.


