Autre trait d’union entre chaque cliché, la technique. La prise de vue est numérique sur un appareil vieillissant, presque sans retouche, mais le grain est présent : recherché, désiré et ancré dans chaque tirage. Il amplifie la sensorialité de chaque sujet, alimentant la poétique suggestive de l’objet et soulignant le regard singulier de Fanny sur tout ce qui l’entoure.
La déambulation du spectateur fait écho au procédé créatif de l’artiste. Un curieux découvrira une narration visuelle qui échappe à la linéarité d’un texte, mais se laisse choyer par la texture. Le visiteur flâne autant que la photographe, à la quête d’un poème sans mots.


