Se souvient-on de son premier tourment ? Une fois apparu, rôdeur et fourbe, cet hôte ne nous quitte jamais. Sa force et son existence ne tiennent pourtant qu’à l’attention que l’on lui porte. Las, son magnétisme tentaculaire fait de cette apparente précarité une tromperie retorse. Lourd, sans doute, est le tribut que nous finissons par payer à la tyrannie de cette illusion.
Peut-on soumettre le tourment, ou la mort n’existe que pour nous en défaire ? S’il nourrit notre part d’ombre, savoir qu’il ne nous survivra pas ne peut, pour autant, qu’être source d’optimisme.
Erwin Parviz s’est inspiré de l’esthétique des romans graphiques de la première moitié du 20ème siècle, dont la force visuelle contribue à renforcer le propos. Il a été plus particulièrement marqué par le travail d’artistes tels que Lynd Ward, Giacomo Patri ou encore Laurence Hyde.
















