Pour sa toute première exposition parisienne, Jenia Filatova dévoilera son dernier projet intitulé « Krollies ». Cette série regroupe plus de 150 peintures réalisées sur deux ans et diffusées à travers le monde. Pour l’artiste, la création de chaque œuvre est comme une forme de méditation répétitive, voire thérapeutique. Elle oublie les pinceaux, leur préférant ses mains et son corps comme outils pour une expérience au plus près des couleurs. De la même manière, une connexion émotionnelle s’établit entre le spectateur et sa créature, le « Kroll » : un simple sourire ou un éclat de rire en disent long sur la justesse d’interprétation de Jenia, qui laisse le monde se dérouler à travers son travail en embrassant l’imprévisible.
Dimitri Kornienko, quant à lui, présentera sa série « Érosion » composée de six photographies représentant des œuvres en 3D. Décrire ses œuvres n’est pas une mince affaire : s’agit-il d’objets rescapés d’un tsunami qui auraient été séchés au soleil, perdant forme et couleur à la faveur de la corrosion ? Ou de nouveaux organismes qui se seraient installés à leur surface pour y créer leur propre royaume ? Quoi qu’il en soit, Dimitri invite le spectateur à imaginer et prolonger l’histoire qui se cache derrière la texture de ces objets, et à prendre conscience de l’effet que ce récit produit sur lui.
Malgré des approches sensiblement différentes, les artistes parviennent à une parfaite synergie en utilisant différents médiums, appuyés sur des palettes vives : leurs travaux créent ainsi une atmosphère unique, pleine d’émotion et de vitalité, qui stimule le spectateur tout en éveillant sa sensibilité.



