De cette reconstruction naît l’anachronisme : des époques qui se télescopent, des personnages transplantés dans des temps qui ne sont pas les leurs. Ces rencontres impossibles ouvrent une brèche dans la linéarité du temps, et rappellent que toute image du passé est déjà, en soi, une reconstruction.
Il y a enfin, dans chaque fragment, la trace d’une perte : celle de l’image originelle, sacrifiée pour permettre au collage d’exister, mais aussi celle de tout ce que le temps efface et que la mémoire tente vainement de retenir. Et pourtant, de cette perte naît une rencontre. Entre des images qui ne se seraient jamais croisées, entre le passé et le présent, entre le visiteur et sa propre histoire, Alex vient malgré lui projeter sa vision chimérique sur ces fragments assemblés.


