Sur les grands formats en toile brute, la peinture occupe largement l’espace, tandis que l’usage de la craie sèche sur papier de soie froissé nous ramène à une vulnérabilité organique. Dans les deux cas, les lignes structurelles manipulent et mettent en tension les surfaces, sculptant les vides et révélant des équilibres précaires au sein d’un espace en constante transformation. Des variations de lumière et d’ombre viennent accentuer cette perception mouvante, ouvrant des perspectives vers l’invisible. Cet invisible est salvateur, il suspend le regard du spectateur et lui propose une courte virée en apesanteur.
Dans ce fragment d’utopie à deux voix, Julien Valentin et Ariane Thouny oscillent entre ancrage et lignes de fuite, nous offrant une balade sensible de l’incertitude.



