Mais comment résoudre ce problème et faire, depuis le passé, la lumière sur l’avenir ?
Selon les artistes, cela n’est possible que dans le cadre de la mémoire dialogique, lorsque le passé devient l’objet d’échanges continus. Pour entendre les voix du futur, elles intègrent dans le flux des événements leurs propres souvenirs. Fantasmes et rêves se présentent ici comme autant de symboles de transformation. Il ne s’agit pas de réécrire des histoires personnelles, mais plutôt de les entremêler et d’échanger l’énergie des souvenirs. En reprennent les flashbacks des uns et des autres, tout en complétant les fantasmes respectifs on peut, comme l’expriment les artistes en s’inspirant de leurs nombreuses lectures, « discerner le temps jadis à venir dans l’ultime futur à peine éclos. »
À l’occasion de l’exposition chez L, Katya et Yulia tentent de représenter visuellement ces échanges continus entre les temps, à travers leurs dessins.



