Ce quotidien révèle des femmes confrontées au travail physique pénible, à la route, aux champs, à la survie, mais aussi au mouvement religieux, à la vie urbaine, à l’émergence d’une nouvelle présence publique et à des moments d’intimité. Dans cette société, dépeinte par les photographies de Nikishin, l’emploi des femmes a fait la norme, mais n’a pas libéré la femme du fardeau physique et domestique. Le regard du photographe s’intéresse aux transformations de la condition féminine dans les sociétés postsoviétiques, en mettant en lumière la manière dont les femmes naviguent entre héritages et mutations contemporaines.
Après l’effondrement de l’URSS, la réalité sociale a changé : l’éventail des rôles s’est élargi, de nouvelles formes de professions, d’images et de manières d’être visible pour les femmes sont apparues. Mais les traces de cet ancien modèle n’ont pas disparu, il a seulement changé de forme. L’artiste fait le choix de mettre au centre la notion de transition, plutôt que de proposer une lecture en termes de « progrès » ou de « perte ». Ces images montrent comment les femmes portent encore les traces d’un modèle ancien, tout en faisant face aux exigences, aux opportunités et aux injonctions d’un environnement changeant.
Les photographies de cette exposition explorent l’élargissement des rôles, des formes de présence et des pratiques sociétales apparus après la chute de l’URSS.


