Imprimés sur papier Fine Art, présentés dans des dispositifs rétroéclairés qui revendiquent leur support d’origine, l’Ektachrome, et reliés à des cocons qui les nourrissent de leur sève électrique, les vingt-et-un photogrammes de cette exposition invitent le spectateur à pénétrer leur chair argentique et à éprouver la singularité de chacun.
À l’instar de l’individu moderne souvent contraint de migrer, de s’immerger dans une autre culture ou une langue étrangère, l’installation éponyme Dime Algo (dis-moi quelque chose) peut être vue comme une allégorie : les photogrammes, arrachés à leur milieu d’origine et plongés dans un écosystème potentiellement hostile, parviendront-ils à tisser de nouvelles histoires avec leurs semblables ?


