Cette fascination autour de la question du mouvement vient de plus de vingt ans de pratique à la fois du butō, une danse théâtralisée d’après-guerre et du contact improvisation, à la frontière des arts martiaux et de la méditation.
Les œuvres peuvent paraître abstraites au premier abord, mais il suffit de s’y attarder quelques secondes pour apercevoir, comme des fragments de corps, des mouvements émerger. Les compositions se manifestent à travers les yeux de Carey, qui observent dans la pénombre, quand la perception laisse échapper l’analyse pour se reposer plus sur l’instinct. Cependant, il n’est pas nécessaire d’avoir connaissance de la danse contact pour apprécier les travaux. Les croquis s’expriment par leur langage visuel et invitent les spectateurs à les faire résonner par leurs souvenirs et leurs émotions au-delà de la danse elle-même.


