Mais comment présenter l’homme sans le représenter ?
Tel est le défi Faïna Kremerman a voulu relever en tant que peintre de l’abstrait. Une tâche qu’elle s’est assignée dans sa série « Cycle », à travers laquelle elle joue avec les signes, les indices qui révèlent l’homme et ce qui le constitue : cheveux, empreintes, chair, veines, qui en attestent la présence et dont certains ont le mystérieux pouvoir de survivre à la mort, à la poussière.
Son travail pictural repose sur l’abstraction : « Faïna a, successivement, réduit le monde à son humaine présence, effacé les formes jusqu’à leurs lignes de fuite et, enfin, délivré la perspective en proposant des œuvres où le spectateur est convié à pénétrer » écrit à son sujet le philosophe Jérémie Ceausescu.


