Ces endroits s’avèrent parfois être on ne peut plus simples. Des parcs, un banc dans une cour intérieure, un bar, une berge… Quand on passe du temps avec des immigrés, il n’est pas rare de les entendre se souvenir de leur « vie d’avant ». Chacun a ses lieux préférés, mais jamais pour les mêmes raisons.
Alexandra Churaeva, commissaire de l’exposition, s’est alors posé la question de comment est-ce que ces gens posent leur dévolu sur de nouveaux lieux, loin de chez eux et de leurs proches. C’est via cette réflexion qu’est né ce projet, où ces lieux-ressources ne sont plus une coordonnée géographique, mais un processus intérieur de reconstruction à la suite d’un déracinement forcé. Les représentations des paysages familiers pour les artistes ne sont pas l’objet artistique recherché, mais le témoignage de cette quête. Comme des cartes postales des lieux où leur apaisement revient peu à peu. Incapables de dire s’ils pourront un jour revenir là où ils ont bâti leurs premiers havres de paix, ils affirment cependant avec certitude qu’ils en trouveront de nouveaux.




