Cette expérience marqua le départ de cette exposition. Il s’agit de ne plus traiter la distance comme un éloignement, mais comme une autre façon de voir les choses et une source d’inspiration. Pour comprendre certaines images, il est parfois nécessaire de prendre du recul, au sens propre comme au sens figuré. De près, un spectateur relève les fragments. L’éloignement lui révèle les connexions qui tracent les contours d’un tableau plus large.
Cette exposition est donc née de cette volonté de se représenter différemment la surface de la Terre. Dans les céramiques sur plâtre, les formes texturées et vernies donnent l’impression de se métamorphoser à chaque variation de lumière. Dans le même temps, chaque élément est lié au suivant par un lien structurel invisible.
Au côté des faïences, une série photographique prise depuis le sol cette fois-ci, enduite de cire selon la pratique de l’encaustique créant un voile qui atténue les contrastes et redirige également l’attention vers l’entier.
Ainsi, ça devient une exploration de la Terre vue de la Terre et fixée dans la terre.


