Ainsi, l’artiste rend de manière tangible le temps. Habituellement invisibles, ces cent vingt heures se matérialisent en une semaine de travail. Grâce à un protocole de son invention, un chronomètre se déclenche à l’instant où la mine touche le support et ne s’arrête qu’à l’épuisement de l’encre, le temps passé sur chaque toile prend vie et baptise chaque œuvre, figeant ce qui s’est écoulé en une matière incompressible.
Zabeluc a commencé cette démarche il y a trois ans. Il cherchait d’abord à mesurer, capturer, saisir le temps avec rigueur frôlant l’expérience scientifique. Mais peu à peu, c’est l’envie de le faire ressentir qui émergea. 1/73ème témoigne de cette évolution : les entrelacs de lignes, changements de densité, respirations et accidents deviennent une substance à percevoir, à ressentir, à séjourner pour le spectateur.


