Il y découvre l’exigence d’un savoir académique et classique transmis de manière traditionnelle, la difficulté mais aussi la fulgurance exaltante du travail alla prima. Il rejoint ensuite l’Académie de Port-Royal (anciennement Académie Julian) où il acquiert la maîtrise de la composition et des couleurs, une liberté accrue dans la transposition des réalités et développe le travail des matières.
Si ses portraits et paysages urbains séduisent d’emblée par leur caractère organique et direct, ce sont surtout ses scènes d’intérieur qui marquent par l’intelligence de leur composition. Sa série de « Miroirs urbains » est à ce titre particulièrement envoûtante. Au travers de toiles saturées de couleurs, il nous interpelle sur les mystères et les difficultés de toute communication humaine.
Le spectateur, confronté à l’accumulation de plans et aux « désordres picturaux » clairsemés de couleurs chatoyantes, chemine dans les toiles et se laisse happer par leur caractère onirique et intemporel qui les inscrivent dans une filiation aux thèmes chers à Edward Hopper.


