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DJÉNINA HAGENBURGER

Née à Paris, en 1974, Djénina Hagenburger s’est d’abord consacrée à sa première passion : le flamenco. Danseuse dans la compagnie franco-espagnole « Andanzas » de Raquel Gomez, elle épouse ce monde à contretemps du nôtre, faisant écho à ce qu’elle est, et lui permettant de dire avec la beauté rigoureuse et sans concessions du flamenco à quel point elle était présente et animée des sentiments les plus profonds.

En 2007, elle arrête la danse et se donne à corps perdu à la peinture, avec la même frénésie et le même absolu.

A posteriori, l’artiste affirme que son manque de technique des débuts, allié à une puissance créatrice omniprésente, aura été un formidable moteur dans l’acte même de créer, la faisant redoubler d’ingéniosité pour le contourner.

C’est ainsi qu’elle invente son propre langage, afin d’exprimer ce qui la fascinait tant dans le flamenco : ce mélange d’Orient et d’Occident, d’actuel et de très ancien, d’âpre, de difficile d’accès… Affranchies des canons de beautés, ses créations rappellent le côté éminemment poétique de la littérature punk dans ce qu’elle a de plus irrévérencieux : en un pas de côté, l’artiste ne propose ni réponses ni condamnations.

En 2022, Djénina change son système opératoire après avoir utilisé des toiles canevas pendant quelques années. Elle décide de rompre avec ce support qu’elle juge trop ordinaire et opte désormais pour des panneaux MDF, laissant parler son art aux allures anticonformistes sur une surface plus brute.

« Je ne me suis jamais projetée dans une vie conventionnelle avec sa flopée de rituels et le moins qu’on puisse dire, c’est que j’ai réussi d’y échapper. »
Djénina Hagenburger

L’EXPOSITION